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À Zanzibar, le Burkina Faso fait entendre sa voix au cœur des CAP 2026

Du 26 au 29 août 2026, Zanzibar a accueilli une nouvelle session des Congrès Africains des Professionnels (CAP), réunissant des professionnels africains autour de deux enjeux stratégiques : les Finances & la Comptabilité, d’une part, et les Achats, la Logistique, les Moyens Généraux et les Marchés Publics, d’autre part.

Une rencontre placée sous un fil conducteur particulièrement actuel : la gouvernance et la souveraineté africaines.

Pendant quatre jours, des professionnels venus de plusieurs pays du continent Burkina Faso, Mali, Guinée, Bénin, Djibouti, Cameroun, Tanzanie, Côte d’Ivoire, entre autres ont confronté leurs expériences, leurs méthodes et leurs réalités professionnelles.

Et le Burkina Faso n’est pas passé inaperçu.


Une délégation burkinabè qui porte haut les couleurs de l’expertise nationale

À Zanzibar, le Burkina Faso était représenté par une délégation forte, avec notamment la participation d’entreprises telles que FIDEXO SA, l’Association Nodde Noote et le Groupe LS.

Au-delà de leur présence, les professionnels burkinabè ont surtout apporté avec eux des expériences, des pratiques et des réponses construites dans un contexte africain particulier.

Car l’ambition des CAP n’est pas de juxtaposer des expertises venues de différents pays.

Elle est de créer un espace où les professionnels peuvent apprendre les uns des autres, confronter leurs pratiques et transformer les expériences du terrain en solutions applicables.

C’est précisément ce qui a donné toute sa richesse aux échanges de cette session.


Quand les réalités de l’AES nourrissent la réflexion africaine

L’un des temps forts de cette rencontre aura été le partage de cas pratiques issus des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Face aux enjeux de souveraineté économique, de mobilisation des ressources, de maîtrise des chaînes d’approvisionnement, de sécurisation des achats et de transformation des pratiques de gouvernance, les expériences du Burkina Faso et des pays frères de l’AES ont suscité un réel intérêt auprès des autres délégations.

Des expériences qui ne sont pas restées confinées à un simple échange entre professionnels.

Elles ont été écoutées, questionnées, discutées et fortement appréciées, au point que plusieurs participants issus d’autres pays ont exprimé leur volonté d’en tirer des enseignements et, à terme, de s’en inspirer dans leurs propres organisations.

C’est peut-être là l’une des plus belles illustrations de l’esprit des CAP : faire de l’expérience africaine une source d’inspiration pour l’Afrique elle-même.


Des finances à la chaîne d’approvisionnement : la souveraineté se construit dans les organisations

Le CAP Finances & Comptabilité a placé au centre des discussions la nécessité de piloter la gouvernance financière et d’ancrer la souveraineté, avec des réflexions autour de la comptabilité, de la trésorerie, de la fiscalité et de l’audit interne.

En parallèle, le CAP consacré aux Achats, à la Logistique, aux Moyens Généraux et aux Marchés Publics a interrogé un autre maillon essentiel de la souveraineté : la maîtrise des infrastructures, des flux et des chaînes d’approvisionnement.

Deux univers professionnels différents, mais une même conviction :

La souveraineté ne peut être une simple ambition politique ou institutionnelle. Elle se construit aussi au quotidien, dans la manière dont les organisations gèrent leurs ressources, prennent leurs décisions, achètent, produisent, contrôlent et sécurisent leurs activités.

C’est autour de cette conviction que les professionnels réunis à Zanzibar ont partagé leurs expériences et recherché, ensemble, des pistes adaptées aux réalités africaines.


Le Burkina Faso, contributeur d’une intelligence collective africaine

La participation burkinabè à cette session des CAP ne se résume donc pas à une présence dans une délégation internationale.

Elle témoigne d’une volonté de prendre part à la réflexion africaine, de partager nos propres expériences et de contribuer à la construction de solutions pensées par et pour les professionnels du continent.

Dans un environnement économique où les entreprises africaines doivent simultanément gagner en performance, renforcer leur résilience et mieux maîtriser leurs ressources, ces espaces d’échange prennent une dimension particulière.

Les CAP offrent précisément ce cadre : des professionnels qui parlent aux professionnels, des expériences qui rencontrent d’autres expériences et des problématiques africaines auxquelles l’intelligence collective africaine tente d’apporter des réponses.


Le prochain rendez-vous est déjà pris

Après Zanzibar, l’aventure CAP 2026 se poursuivra avec une dernière session de l’An 5 consacrée aux professionnels des Ressources Humaines et du Management de la Qualité, du 25 au 28 novembre 2026.

Pour les entreprises burkinabè, l’enjeu est désormais clair : ne plus seulement assister aux grandes réflexions qui traversent le continent, mais y prendre part.

L’ABMAQ étant déjà partenaire, nous pouvons espérer une grande mobilisation de ses membres.

Parce que l’expertise burkinabè a des choses à dire.

Parce que nos expériences peuvent inspirer.

Et parce que les défis de l’Afrique gagneront à être relevés par des professionnels africains qui acceptent de se rencontrer, d’apprendre les uns des autres et de construire ensemble.

Prochain CAP

25 – 28 novembre 2026

Thème : Ressources Humaines & Management de la Qualité

Le prochain échange peut aussi commencer avec vous.


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