Au Burkina Faso, les réseaux sociaux occupent une place grandissante dans les habitudes de la jeunesse. TikTok, Instagram et les autres plateformes numériques sont devenus des espaces d’expression, de divertissement, mais aussi de création pour une génération qui cherche de nouvelles façons de raconter son quotidien et de mettre en avant son environnement.
Dans cette dynamique, certains jeunes créateurs parviennent progressivement à construire une identité reconnaissable et à fédérer une communauté autour de leurs contenus. C’est notamment le cas de Some Nicolas Steven, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Race Humaine ».

Né en 2006 et originaire de Ouagadougou, le jeune créateur s’est fait connaître sur TikTok grâce à des contenus axés principalement sur le divertissement, la danse, les interactions avec le public et les expériences réalisées dans différents environnements. Au fil du temps, son univers s’est élargi, avec l’apparition de nouveaux formats et une volonté affichée de ne pas rester enfermé dans un seul type de contenu.
Des débuts marqués par l’expérimentation
Comme beaucoup de jeunes créateurs de sa génération, Race Humaine a commencé son parcours numérique en expérimentant différents formats. Ses premières vidéos étaient notamment liées à la danse et à des séquences réalisées dans des établissements scolaires.
Ces premières expériences lui ont permis de se familiariser avec les codes des réseaux sociaux et d’observer les réactions du public. Dans un univers où quelques secondes peuvent suffire à attirer ou à perdre l’attention d’un utilisateur, comprendre son audience devient rapidement un élément essentiel pour tout créateur.
Les interactions rencontrées au cours de ses tournages ont également contribué à faire évoluer son approche. L’objectif n’était plus seulement de publier une vidéo, mais progressivement de réfléchir à la manière de créer des situations susceptibles de susciter une réaction, une émotion ou simplement un moment de divertissement.
Cette période d’expérimentation a ainsi constitué une étape importante dans la construction de son identité numérique.
De la danse aux pranks : un contenu en évolution
Au fil de son évolution sur TikTok, Race Humaine a progressivement diversifié ses contenus. Après avoir principalement exploré l’univers de la danse, il s’est intéressé à d’autres formats, notamment les pranks, les mises en scène et les contenus reposant sur les réactions des personnes rencontrées.
Cette diversification répond à une réalité bien connue de l’univers numérique : les habitudes du public évoluent rapidement et les créateurs doivent constamment renouveler leur manière de communiquer.
Pour Race Humaine, cette évolution représente également une façon d’explorer différentes facettes de la création de contenu. Une vidéo peut être pensée autour de l’humour, une autre autour d’une interaction spontanée, tandis qu’une autre peut simplement chercher à mettre en valeur un lieu, une personne ou une situation particulière.
Loin de se limiter à une formule unique, le créateur cherche ainsi à construire progressivement un univers qui puisse évoluer avec son audience.
Une communauté de plus de 380 000 abonnés

Cette évolution s’accompagne d’une progression importante de son audience. Race Humaine revendique aujourd’hui plus de 380 000 abonnés sur TikTok, un chiffre qui illustre la place progressivement occupée par le créateur sur la plateforme.
Derrière ce nombre se trouve surtout une communauté construite au fil des publications. Pour les créateurs numériques, l’audience ne se résume pas uniquement à un compteur d’abonnés. Elle représente également la capacité à maintenir l’intérêt du public et à créer une relation régulière avec les utilisateurs.
Dans le cas de Race Humaine, TikTok constitue ainsi un espace permettant de diffuser des contenus produits depuis le Burkina Faso auprès d’un public beaucoup plus large.
La plateforme offre notamment aux jeunes créateurs africains la possibilité de présenter leur quotidien, leurs idées et leur créativité sans nécessairement passer par les circuits traditionnels de l’audiovisuel.
Quand le numérique devient une vitrine pour la jeunesse
L’ascension de Race Humaine s’inscrit dans un phénomène qui dépasse son seul parcours personnel. Au Burkina Faso comme dans de nombreux pays africains, une nouvelle génération utilise désormais les réseaux sociaux pour produire ses propres contenus et développer des communautés.
Cette transformation modifie progressivement la manière dont les jeunes s’expriment dans l’espace public.
Pendant longtemps, la diffusion d’un contenu audiovisuel nécessitait l’accès à des médias, à des chaînes de télévision ou à des structures de production. Aujourd’hui, un smartphone et une connexion internet peuvent permettre à un jeune de produire, publier et diffuser directement ses créations.
Cette accessibilité crée de nouvelles opportunités, mais elle impose également de nouveaux défis. La concurrence est forte, les tendances changent rapidement et l’attention des internautes est difficile à conserver.
Dans cet environnement, la créativité, la régularité et la capacité d’adaptation deviennent des éléments déterminants.
Une identité numérique qui se construit
Au-delà du nombre d’abonnés, Race Humaine cherche également à construire une identité propre.
Son pseudonyme est progressivement associé à différents formats de divertissement et à une présence régulière sur les plateformes numériques. Cette identité constitue aujourd’hui une partie importante de son parcours.
Dans l’univers des réseaux sociaux, où de nombreux créateurs proposent des contenus similaires, parvenir à être identifiable représente un véritable enjeu.
Le créateur mise notamment sur la diversification de ses vidéos, les interactions et l’expérimentation pour continuer à développer son univers.
Cette recherche d’identité passe aussi par l’évolution de son image. Le parcours d’un créateur numérique ne repose pas uniquement sur les vidéos qu’il publie ; il se construit également à travers la manière dont le public perçoit sa personnalité, son style et les valeurs associées à son contenu.
Le divertissement comme moyen de créer du lien
Si la plupart de ses contenus sont destinés au divertissement, les vidéos de Race Humaine reposent régulièrement sur les interactions humaines.
Les réactions spontanées, les échanges avec les personnes rencontrées et les situations du quotidien constituent une partie de son approche.
Ce type de contenu permet de créer une proximité particulière avec les internautes. Le public ne découvre pas seulement une vidéo montée pour les réseaux sociaux, mais également des situations auxquelles il peut parfois s’identifier.
Cette proximité peut contribuer à expliquer pourquoi certains créateurs parviennent à transformer progressivement une simple présence sur une plateforme en une véritable communauté.
Une génération qui apprend directement des plateformes
Le parcours de Race Humaine illustre également une autre caractéristique de la nouvelle génération de créateurs : l’apprentissage permanent.
Les codes de TikTok évoluent rapidement. Les formats, les tendances, les habitudes de consommation et les attentes du public peuvent changer en quelques semaines.
Les créateurs doivent donc observer, expérimenter et parfois accepter de modifier leur approche.
Pour Race Humaine, chaque nouvelle vidéo constitue potentiellement une expérience. Les réactions du public permettent d’identifier ce qui fonctionne, mais également de comprendre ce qui peut être amélioré.
Cette capacité d’adaptation apparaît comme l’un des éléments importants de son évolution depuis ses débuts.
Représenter une nouvelle image de la créativité burkinabè
Au-delà de son parcours individuel, l’expérience de Race Humaine témoigne de la montée en puissance d’une génération de créateurs burkinabè qui investissent les plateformes numériques.
Le contenu produit localement peut désormais circuler rapidement au-delà des frontières. Une vidéo tournée à Ouagadougou peut être regardée par des internautes situés dans d’autres villes ou dans d’autres pays.
Cette dimension internationale du numérique ouvre de nouvelles perspectives pour les jeunes créateurs.
Elle permet également de présenter une autre image du Burkina Faso : celle d’une jeunesse créative, connectée et capable de s’approprier les nouvelles technologies pour développer ses propres projets.
Une ambition qui dépasse TikTok
Pour Race Humaine, TikTok constitue aujourd’hui une étape importante, mais son ambition ne semble pas se limiter à l’accumulation d’abonnés.
Le créateur souhaite continuer à développer son univers, expérimenter de nouveaux formats et poursuivre son évolution dans le domaine du numérique.
À terme, cette dynamique pourrait également ouvrir la voie à de nouveaux projets dans la création audiovisuelle, le divertissement ou encore la collaboration avec d’autres acteurs du numérique.
Son parcours reste encore en construction. Les projets peuvent évoluer, les formats se renouveler et l’audience continuer à progresser.
Mais les premières étapes de son aventure montrent déjà la trajectoire d’un jeune Burkinabè qui a choisi les réseaux sociaux comme terrain d’expression et de créativité.
Une aventure encore en construction
L’histoire de Race Humaine est finalement celle d’un créateur qui cherche encore à définir les contours de son univers.
Parti de contenus principalement tournés autour de la danse, il s’est progressivement orienté vers le divertissement, les pranks et différents formats basés sur l’interaction.
Cette évolution montre qu’une identité numérique ne se construit pas en une seule publication. Elle se développe avec le temps, à travers les expériences, les réussites, les ajustements et les rencontres.
Avec une communauté dépassant aujourd’hui les 380 000 abonnés sur TikTok, Race Humaine dispose désormais d’une audience importante pour poursuivre cette aventure.
Son parcours illustre surtout une transformation plus large : celle d’une jeunesse qui ne veut plus seulement consommer les contenus produits ailleurs, mais qui entend également prendre la parole, créer ses propres histoires et montrer au monde ce que la nouvelle génération burkinabè est capable de produire.


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