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Burkina Faso face à la tempête mondiale : la souveraineté comme bouclier

Par la rédaction de Tiwana24 | 2 mars 2026

Pendant que le monde tremble au rythme des missiles échangés entre l’Iran, Israël et les États-Unis, pendant que les économies fragiles scrutent avec angoisse la hausse des prix du pétrole et la disruption des routes maritimes, un pays d’Afrique de l’Ouest se distingue par une posture singulière : le Burkina Faso.

Non pas parce qu’il serait à l’abri de tout, mais parce que depuis septembre 2022, sous l’impulsion du capitaine Ibrahim TRAORÉ, le pays a entamé une mue profonde celle d’un peuple qui refuse de subir et qui choisit de construire.
La crise mondiale actuelle est un révélateur. Elle expose, crûment, qui a anticipé et qui a improvisé. Elle distingue les nations qui ont bâti leur résilience de celles qui restent suspendues aux humeurs des marchés internationaux. Et dans ce test de vérité imposé par la géopolitique, le Burkina Faso, engagé dans sa révolution progressiste populaire, tire son épingle du jeu d’une manière que beaucoup n’auraient pas prévu.

L’Offensive Agropastorale : manger burkinabè pour ne plus mendier
La première arme du Burkina Faso face aux chocs alimentaires mondiaux, c’est sa terre. Et la terre, le capitaine TRAORÉ a décidé de la remettre au centre de tout.
L’Offensive Agropastorale et Halieutique (OAP), lancée comme priorité nationale, n’est pas un slogan. C’est une stratégie de guerre une guerre contre la dépendance alimentaire. Il s’agit de mobiliser massivement les ressources humaines, foncières et financières du pays pour produire localement ce que l’on importait hier à prix d’or depuis des marchés étrangers aujourd’hui perturbés.


Là où d’autres pays de la CEDEAO verront leurs factures d’importation alimentaire s’alourdir sous le coup de la hausse des coûts de fret et des prix des céréales, le Burkina Faso a choisi de réduire méthodiquement sa surface d’exposition. Développement des cultures vivrières, appui aux producteurs locaux, mobilisation des communautés rurales, valorisation de l’élevage national : chaque hectare mis en culture est une parcelle d’indépendance gagnée sur la dépendance extérieure.
Cette vision n’est pas naïve. Elle est stratégique. Dans un monde où la nourriture devient une arme géopolitique et où les routes d’approvisionnement peuvent se fermer du jour au lendemain, un peuple qui se nourrit lui-même est un peuple libre.

Les VDP : quand la défense devient l’affaire de tout un peuple
La sécurité d’une nation ne se délègue pas. Cette leçon, le Burkina Faso l’a apprise à ses dépens — et a décidé d’en tirer toutes les conséquences.

Montée des couleurs à la BVDP


Les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) incarnent cette philosophie nouvelle : la défense du territoire n’est pas l’apanage exclusif d’une armée professionnelle attendant des équipements étrangers. C’est l’affaire de chaque Burkinabè, de chaque communauté, de chaque terroir. En mobilisant des dizaines de milliers de citoyens dans la défense active du pays, le Burkina Faso a créé un modèle de résilience sécuritaire endogène que ses voisins peinent à égaler.


Dans le contexte du conflit Iran-Israël-États-Unis, cette dimension prend tout son sens. Si les puissances occidentales, accaparées par leur engagement au Moyen-Orient, venaient à réduire encore davantage leur présence sécuritaire en Afrique de l’Ouest et elles le feront les pays qui ont externalisé leur sécurité se retrouveront nus. Le Burkina Faso, lui, a choisi d’internaliser sa défense. Ce n’est pas un repli. C’est une avance.

Les réformes minières : reprendre ce qui appartient au peuple
Le sous-sol du Burkina Faso est une richesse considérable. L’or, le zinc, le manganèse ces ressources ont longtemps profité davantage aux multinationales étrangères qu’au peuple burkinabè. Le capitaine TRAORÉ a décidé de renverser cette logique.
La révision des codes miniers, le renforcement du contrôle de l’État sur l’exploitation des ressources nationales, la montée en puissance de la Société des Mines du Burkina : autant de signaux forts envoyés au monde entier. Le Burkina Faso ne signe plus des contrats qui l’appauvrissent. Il négocie des partenariats qui le construisent.
Cette souveraineté économique reconquise est un amortisseur face aux chocs extérieurs. Quand les prix du pétrole s’envolent sur les marchés internationaux, un pays qui contrôle ses propres ressources et qui génère des revenus miniers au bénéfice de son trésor national dispose de marges de manœuvre que les autres n’ont pas. La guerre économique se gagne d’abord chez soi.

Le Burkina Faso, le pays plus préparé de la sous region
Disons-le sans détour : dans ce contexte de crise mondiale, le Burkina Faso est, parmi les pays Ouest Africain, l’un de ceux qui ont le mieux anticipé les vulnérabilités systémiques que la guerre Iran-Israël-États-Unis vient de mettre à nu.
Ses voisins côtiers, plus intégrés dans les circuits financiers et commerciaux mondiaux, subiront de plein fouet la hausse des coûts d’importation, la pression sur leurs monnaies et la perturbation des routes d’approvisionnement. Le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Sénégal des économies certes plus grandes sont aussi des économies plus exposées, plus dépendantes, plus vulnérables aux humeurs des marchés internationaux.


Le Burkina Faso, lui, a choisi la voie difficile mais juste : réduire la dépendance, produire local, sécuriser son territoire par ses propres forces, contrôler ses ressources. Ce chemin n’est pas sans obstacles la situation sécuritaire demeure un défi réel mais la direction est claire, et la boussole ne trompe pas.

Une révolution qui mérite d’être regardée
Le monde change. Les équilibres géopolitiques basculent. Les certitudes d’hier s’effondrent. Dans ce chaos, les peuples qui survivront et prospéreront seront ceux qui auront eu le courage de penser par eux-mêmes, de produire par eux-mêmes et de se défendre par eux-mêmes.
Le Burkina Faso, sous la conduite du capitaine Ibrahim TRAORÉ, a fait ce choix. Un choix qui n’est pas sans sacrifice, mais qui est porteur d’une dignité nouvelle et d’une espérance concrète. Les résultats de l’OAP, la montée en puissance des VDP, la reconquête progressive de la souveraineté économique et diplomatique : tout cela ne se construit pas en un jour. Mais tout cela se construit pierre après pierre, sillon après sillon, décision après décision.
Pendant que la guerre fait rage à des milliers de kilomètres, le Burkina Faso, lui, cultive sa liberté.

Tiwana24 — L’actualité africaine, décryptée. La souveraineté des peuples, défendue.


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