La Facture Ă©lectronique certifiĂ©e (FEC) a Ă©tĂ© officiellement lancĂ©e ce mardi 6 janvier 2026 Ă Ouagadougou par Aboubakar Nacanabo, ministre de lâĂconomie et des Finances. Cette rĂ©forme majeure marque une Ă©tape dĂ©cisive dans la modernisation et la digitalisation du systĂšme fiscal burkinabĂš.

PortĂ©e par la Direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts (DGI), sous lâĂ©gide du ministĂšre de lâĂconomie et des Finances, la FEC se prĂ©sente comme une innovation stratĂ©gique visant Ă amĂ©liorer la gestion des factures, renforcer la traçabilitĂ© des transactions commerciales et optimiser le temps des entreprises comme de lâadministration fiscale.
Une réforme structurante pour une fiscalité moderne

La facturation Ă©lectronique certifiĂ©e sâinscrit dans une dynamique globale de modernisation de lâadministration fiscale. Elle repose sur un cadre juridique solide, fondĂ© sur le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts, renforcĂ© par les arrĂȘtĂ©s n°47, 48 et 49 de lâannĂ©e 2025, ainsi que par des notes de service prĂ©cisant les spĂ©cifications techniques et les procĂ©dures dâhomologation des outils de facturation.
Lâobjectif est clair : sĂ©curiser les opĂ©rations Ă©conomiques, amĂ©liorer la conformitĂ© fiscale et renforcer la transparence entre lâadministration et les contribuables.



Des avantages concrets pour les entreprises
La FEC offre de nombreux bénéfices aux acteurs économiques, notamment :
une gestion plus simple et plus efficace des factures ; une meilleure traçabilitĂ© et sĂ©curitĂ© des opĂ©rations ; une conformitĂ© fiscale automatique et simplifiĂ©e ; une rĂ©duction des erreurs de calcul grĂące Ă lâautomatisation ; une modernisation de lâimage de lâentreprise, conforme aux standards internationaux.
La centralisation et la sécurisation des données permettront également une production de statistiques fiables, tout en favorisant une concurrence plus équitable entre les entreprises.
Une réforme pensée pour accompagner les entreprises
La Directrice gĂ©nĂ©rale des impĂŽts, Eliane DjiguemdĂ©, a tenu Ă rassurer le secteur privĂ© en soulignant que la FEC nâa pas Ă©tĂ© conçue contre les entreprises, mais pour elles, afin de faciliter leur conformitĂ© fiscale et amĂ©liorer leur organisation interne.
Les dispositifs prĂ©vus tiennent compte de la diversitĂ© des profils de contribuables. La rĂ©forme intĂšgre aussi bien les entreprises disposant dĂ©jĂ de logiciels de facturation que celles qui nâen ont pas, grĂące Ă des systĂšmes Ă©lectroniques certifiĂ©s comprenant des modules de contrĂŽle et des unitĂ©s de facturation.
Les factures Ă©lectroniques certifiĂ©es intĂ©greront des Ă©lĂ©ments de sĂ©curitĂ© tels quâun code dâauthentification unique, lâidentification de lâĂ©quipement de certification, la date et lâheure dâĂ©mission, ainsi quâun QR code permettant une vĂ©rification rapide et fiable.
Un déploiement progressif et encadré
Selon M. Sondo, technicien principal ayant contribuĂ© Ă la conception de la FEC, Ă compter du 1er juillet 2026, tous les contribuables ciblĂ©s seront obligatoirement tenus dâadopter la facture Ă©lectronique certifiĂ©e. Pour les autres catĂ©gories de contribuables, lâadoption se fera de maniĂšre progressive.

La pĂ©riode post-lancement sera consacrĂ©e Ă des campagnes de sensibilisation, de formation et dâassistance technique, afin de faciliter lâappropriation du nouvel outil par les entreprises.
LâadhĂ©sion du monde des affaires
Le prĂ©sident de la dĂ©lĂ©gation spĂ©ciale consulaire de la Chambre de commerce et dâindustrie du Burkina Faso (CCI-BF), Roland Achille Sow, a exprimĂ© lâengagement de lâinstitution consulaire Ă accompagner lâintĂ©gration de la FEC au sein des entreprises et auprĂšs des opĂ©rateurs Ă©conomiques burkinabĂš.
Une réforme qualifiée de révolutionnaire
Pour le ministre Aboubakar Nacanabo, la facture Ă©lectronique certifiĂ©e constitue un acte rĂ©volutionnaire, jetant les bases dâun systĂšme fiscal plus moderne, plus transparent et plus Ă©quitable, au service du dĂ©veloppement Ă©conomique du Burkina Faso et du renforcement de la confiance entre lâĂtat, les entreprises et les citoyens.




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